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   Après une première édition prometteuse, le festival Saison Indienne à Toulouse est de retour dans la capitale régionale, mais aussi dans plusieurs villes de Midi-Pyrénées, avec son lot de nouveautés, et toujours les expositions ainsi que, bien sûr, un alléchant volet consacré au septième art : pas moins de treize films. Une programmation éclectique, de qualité, pour répondre aux attentes d'un public curieux et varié...
   Nous vous proposons d'en savoir davantage à travers l'interview de Frédérique Bianchi, cofondatrice du festival.
   Et n'hésitez pas à télécharger le programme complet.

La Nouvelle Revue de l’Inde et Indes réunionnaises : Frédérique Bianchi, pouvez-vous d'abord rapidement nous rappeler les origines du festival Saison Indienne à Toulouse ?

Frédérique Bianchi : L'association a été créée en juillet 2011 par une équipe motivée pour développer des passerelles entre l'Inde et la France et tout particulièrement entre l'Inde et la région Midi-Pyrénées.
  
L'association est en prise avec l'univers culturel, social et économique ; en fait, nous avons même à cœur de ne pas scinder les approches mais de révéler au grand public français la richesse pluriculturelle du sous-continent indien dans toute sa complexité. Et dans la perspective de ne pas seulement amener l'Inde en région Midi-Pyrénées mais aussi de faire découvrir davantage la région en Inde.

LNRI/IR : Quel bilan tirez-vous de la première édition ? Quelles en ont été  les grandes satisfactions ?

Frédérique Bianchi : Toulouse est une ville de cinéma, mais c'est aussi une ville avec de nombreux festivals et rencontres culturelles et surtout cinématographiques.
  
Ce qui nous motivait, c'est la méconnaissance de la diversité du sous-continent indien, de ses différentes cinématographies, de son rayonnement culturel bien au-delà de son territoire, l'envie de partager sur ce potentiel  formidable. Pour autant, nous savions que cet aspect stimulant est aussi un grand obstacle pour se faire connaître et susciter la curiosité dans un paysage de manifestations culturelles presque saturé.
   Nous avons bénéficié d'un beau succès d'estime, de retours unanimes sur l'intérêt d'un festival sur la culture indienne, les spectateurs ont été enchantés de découvrir les films. Reste à transformer l'essai sur les années à venir avec l'augmentation de la fréquentation du public et l'installation du festival dans le paysage culturel de Toulouse et sa région.
   Le soutien de la mairie de Toulouse, de la région Midi-Pyrénées et de l'Ambassade de l'Inde nous encouragent dans ce projet.

LNRI/IR : Quelles sont les principales nouveautés de cette édition 2014 ?

Frédérique Bianchi : L'accent est clairement mis sur l'image : cinéma et expositions.
   Nous avons développé des partenariats multiples pour les lieux de projection, tant dans la ville rose et son agglomération que dans la région : en plus du cinéma ABC, de l'ESAV (école de cinéma) et du centre culturel Alban-Minville, il y a désormais l'Espace des Diversités et de la Laïcité. Dans l'agglomération, avec le Ciné-Rex de Blagnac, nous ont rejoint Auzielle, Muret et Ramonville. En région, Figeac, Gourdon et Mirepoix proposent à leur tour des projections dans le cadre du festival Saison Indienne.
   Enfin le pôle expositions développe lui aussi ses spécificités et son potentiel avec des partenariats Inde-France pour l'élaboration des expositions et l'interrelation entre cinéma et exposition s'approfondit avec deux lieux qui accueillent à la fois expositions et projections (le centre culturel Alban-Minville et le cinéma ABC).
   Des ateliers artistiques sont désormais proposés au jeune public.

LNRI/IR : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la partie de la programmation concernant le cinéma, qui reste au cœur de la manifestation ?

Frédérique Bianchi : Cette année, nous accueillons treize films sur une vingtaine de projections. Il faut savoir que la distribution des films indiens est dérisoire par rapport au nombre de films produits annuellement, nous sommes encore modestes malgré nos ambitions car notre budget est lui aussi dérisoire et nous sommes un très jeune festival.
   Pour autant, nous travaillons à articuler différents genres et des bassins linguistiques variés,  des films récents comme de plus anciens, nous essayons aussi de travailler avec les jeunes distributeurs qui effectuent un travail colossal pour faire venir les films indiens en France en particulier Aanna Films et Night ED films.
   Cette année, il y a davantage de films récents jusqu'à l'avant-première d'Avant l'aube, un film que l'on peut considérer comme appartenant au renouveau du cinéma Tamoul.
   Nous projetterons de nouveau un film de Raj Kapoor, Sangam, l'un des premiers films dont une partie de l'histoire se déroule en France, avec la splendide Vijayanthimala, il faut dire que le cinéma populaire de Raj Kapoor est une source de plaisir et même de nostalgie pour certains spectateurs !
   Enfin nous projetterons un film documentaire de Nasha Gagnebin sur l'évolution du regard sur l'homosexualité au sein de l'industrie cinématographique de Mumbai, la projection sera suivie d'un échange avec le réalisateur et la projection est en partenariat avec le festival Des Images Aux Mots.
   Nous avons aussi développé les temps conviviaux parfois en couplant des projections, ainsi à Blagnac, Figeac, Gourdon, mais aussi à l'ABC et au centre culturel Alban-Minville, en partenariat avec l'association Franco-Tamoule de Midi-Pyrénées. Par exemple le samedi 19 avril, au cinéma ABC, la journée s'enchainera comme suit : vernissage de l'exposition de J.-C. Cottu, projection de English Vinglish, buffet indien sous réservation grâce au restaurant The Curry House, animation dansée et projection de Gulaab Gang. Une journée intense en perspective !
   Lisez bien le programme car il est difficile de tout résumer en quelques lignes !

LNRI/IR : Et pour ce qui est des expositions et autres "moments festifs" ?

Frédérique Bianchi : Nous accueillons trois expositions qui regroupent au moins cinq artistes : Swati Gupta, Gil Corre, Pascal Champlon, The Pondicherry Photography Club (en partenariat avec le festival Photograph@Fronton), Jean-Christian Cottu. Ces expositions prennent place au centre culturel Alban-Minville, au cinéma ABC et à Archipel. En lien, trois ateliers vers le jeune public, l'un sur l'art indien animé par Swati Gupta, artiste exposante et membre de l'équipe, une animation accueillie à la fois au Musée Georges Labit et à Archipel, l'autre sur les Kolam (Rangoli), animé par Pascal Champlon, et enfin un dernier intitulé Le Salon de musique, en partenariat avec le Conservatoire de Toulouse et le festival Peuples et Musique au cinéma.
   Enfin nous avons aussi prévu des temps festifs avec d'une part un spectacle vivant au centre culturel Alban-Minville avec la compagnie Les Perles de Jaffna le mercredi après-midi, de l'autre deux soirées ; l'une au Moloko Bar avec DJ No Breakfast l'autre en partenariat avec l'INSA, une Bollywood night.

LNRI/IR : Quel message spécial adresseriez-vous au public pour l'inciter à assister aux divers moments de cette nouvelle Saison Indienne à Toulouse ?

Frédérique Bianchi : Venez découvrir la programmation, venez échanger avec nous, venez vous rendre compte, en France, de la diversité et de la dynamique de cette culture certes ancienne mais aussi en perpétuel renouvellement ! À ceux et celles qui ne connaissent pas l'Inde ou qui pensent la connaître sans avoir vu de film (oui les films populaires sont aussi une facette de l'Inde !), nous avons fait le pari de vous étonner, de vous séduire, venez le gagner avec nous !
   À ceux qui ont déjà développé des affinités avec l'Inde et ses cultures, venez nous aider et venez vous faire plaisir ! Venez partager votre passion, votre expérience, votre sensibilité, avec les publics présents !

LNRI/IR : Pour les années futures ?

Frédérique Bianchi : Nous espérons pouvoir contribuer efficacement au développement de la diffusion des films indiens, faire découvrir des artistes et peut-être même, dans peu de temps, proposer une sélection de films avec des prix décernés, il y a ce potentiel-là et nous y croyons !

 

Le programme complet, au format PDF.
Retour sur l'édition 2013.


 

 


 

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